Réparer les vivants de Maylis de Kerangal
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Vendredi Lecture: Réparer les vivants de Maylis de Kerangal

1 septembre 2017

Encore un Vendredi Lecture sur le blog et pour la première fois, c’est un Vendredi Lecture que je n’avais pas prévu.
Hier dans mon article Je lis, tu lis,… #2 je vous avais rapidement parlé de ce roman, Réparer les vivants de Maylis de Kerangal.

Je n’avais pas prévu d’en faire un Vendredi Lecture, tout comme je n’avais pas prévu de le lire. Mais il faisait partie de ma PAL, et il était même en première position. Une lecture recommandée par Monsieur B., à qui je fais confiance et m’inspire beaucoup. Un livre recommandé par Monsieur B ? Ok, je le rajoute à ma liste.

Réparer les vivants – résumé

« Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. »

Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

 

Réparer les vivants – mon avis

Ce livre, je l’ai « découvert » grâce à Monsieur B. qui a de très bonnes recommandations de lectures. Un homme à qui l’on peut faire entièrement confiance pour nous aider à atteindre le sommet.
Je sais qu’il y a eu un film, sorti en novembre 2016 mais je ne l’ai pas vu. Autour de moi, je n’avais que des mauvais retours. Donc quand j’ai vu ce choix de livre dans la liste de Monsieur B., j’étais un peu réticente, mais je me suis dit « s’il le recommande, c’est qu’il y a une bonne raison ». Je l’ai donc pris à la bibliothèque.
Réparer les vivants rentre dans la catégorie des livres très durs à lire, je dirais même imbuvables. Les premiers pages sont totalement déconcertantes par ce choix d’écriture, cette absence de ponctuation et des phrases qui font dix mètres de long (j’exagère un peu). Je suis parfois revenue en arrière dans ma lecture parce que j’avais perdu le fil et ne savais plus qui était le sujet. Imbuvable.
Mais je me suis accrochée et habituée à ce style. Et au final, je bien contente d’avoir tenu, de toute façon je n’ai jamais abandonné un livre, aussi horrible soit-il (c’est comme les films, je reste, me disant que les dernières minutes seront sûrement meilleures que tout le reste).

Au final

Réparer les vivants est une lecture difficile, il faut s’accrocher mais une fois que l’on passe les 40 premières pages, on se prend au jeu et on rentre dans cette – folle – histoire. Et j’en suis sortie avec beaucoup de questions. Sur moi, mon rapport au don d’organes, sur ce qui fait que nous sommes nous, qu’est-ce qui définit l’être.
Je suis pour le don d’organe mais je n’avais jamais envisagé les choses comme Maylis de Kerangal l’écrit. Je n’avais pas pensé aux autres, le regard de la famille, des proches sur cette démarche. Pas pensé non plus à ce que pourrait ressentir la personne qui reçoit un organe, comment elle réagirait à cette idée.
Mais surtout, je n’avais pas pensé à cette idée que mon coeur, mes poumons, mon foie, mes reins pouvaient faire que je suis moi. Mais est-ce que c’est vraiment le cas ? Est-ce que sans mon coeur, mes poumons, mon foie, mes reins, et même mes yeux, je ne suis plus moi ?

Je suis toujours en pleine réflexion sur cette question, et attendant de trouver une petite réponse, je vous invite à lire ce roman sur le don d’organes. Un sujet dont on ne parle pas assez.

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