L'importance des mots (via madisonroad.fr)
Positive Vibes

L’importance des mots

25 septembre 2017

J’aime bien faire des articles imprévus. Des articles qui sont venus comme ça après avoir vu ou entendu telle ou telle chose.
Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de l’importance des mots.

Pourquoi cet article ? Qu’est-ce qui m’a inspirée à l’écrire ? Si vous me suivez sur Twitter, vous avez eu la réponse, d’une certaine façon.

L’importance des mots vient du film Les Grands Esprits, au cinéma depuis le 13 septembre. D’ailleurs, si vous ne l’avez pas encore, vu je vous le conseille, vous passerez un bon moment. Et surtout il y a une bonne morale à retirer.

Pour celles et ceux qui n’ont aucune idée de ce qu’est Les Grands Esprits, je vous mets la bande annonce avant de rentrer dans le vif du sujet.

 

Les mots dans Les Grands Esprits

Le film est largement prévisible, on connait déjà cette histoire du prof parisien qui se retrouve perdu en pleine banlieue pour donner des cours. On connait la fin de l’histoire dès la bande annonce. Mais ça n’empêche pas de voir le film, au contraire, je voulais voir ce qu’ils allaient faire de particulier pour se démarquer. Et tout tient dans les propos, les mots tenus par certains personnages. Ces mots qui raisonnent encore en moi et que, j’espère, chaque spectateur a retenu.

En pleine rentrée scolaire, ce film fait du bien et il faudrait que le Gouvernement, chaque parent le voit pour comprendre le fameux « échec » du système scolaire. Non il ne vient pas des élèves, mais des – désolée – enseignants et du système, des parents. Des adultes, pour faire simple.
Comme le dit très bien une des enseignantes du film : Il n’y a pas d’élève nul

Je suis de plus en plus partisane de l’école positive, et je sais par expérience, que cette phrase ne veut rien dire et est extrêmement blessante pour un jeune en pleine construction.

Le meilleur des Grands Esprits viendra du personnage joué par Léa Drucker. Elle dira une phrase qui résume tout et qui est encore très difficile à comprendre par les adultes et la société : Les mots marquent plus certaines personnes que d’autres.
Regardez la bande annonce à partir de 0:55 : Ils accumulent les mauvaises notes, les humiliations donc ils se croient idiots.

Puis, son personnage parle d’une expérience intéressante : celle du syndrome Lucio.

L’expérience qui a donné naissance au “syndrome de Lucio” est très simple. On a placé le poisson en question dans un aquarium séparé en deux parties par une vitre transparente. D’un côté, il y avait le poisson, et de l’autre, sa nourriture (des petites carpes).

Lucio a commencé par essayer de manger toute la nourriture qu’il avait face à lui. Mais à chaque fois qu’il était sur le poindre d’atteindre sa proie, il percutait la vitre.

Il a recommencé plusieurs fois sa tentative, jusqu’à ce qu’il abandonne et qu’il change de sens et nage dans sa partie d’aquarium. Les chercheurs ont ensuite retiré la vitre du milieu, mais Lucio a continué à se comporter comme si la vitre existait toujours. 

Il n’a pas réessayé d’atteindre la nourriture et est resté de son côté de l’aquarium. Pourquoi ? Parce que son expérience l’avait conditionné et qu’il était certain qu’il n’y avait aucun moyen d’atteindre la nourriture.

 

Et il existe aussi l’histoire de l’éléphant du conte de Jorge Bucay.

Cet éléphant est enchaîné quand il est petit. Des chaînes qui, alors, ne lui permettent pas de s’échapper.
Pourtant, quand il grandit, les chaînes deviennent insuffisantes par rapport à sa nouvelle force, mais même ainsi, il n’essaie pas de s’échapper.

 

Verdict : dite à un enfant qu’il est nul, qu’il n’arrivera à rien, qu’il obtienne sans arrêt des mauvaises notes et les commentaires moqueurs des professeurs et il se persuadera, à tort qu’il est nul et n’arrivera à rien. Donc pourquoi faire des efforts ?

Les Grands Esprits nous apprennent l’impact des mots dans le milieu scolaire. Au lieu de les encourager, de les pousser et motiver, on les rabaisse. Certes, les enseignants ne sont pas des assistant(e)s sociales, mais il y a clairement et vraiment quelque chose à revoir dans le système et le rapport avec les jeunes. Aucun élève n’est mauvais au fond. Chacun a un potentiel, différent et qui peut ne pas correspondre aux cases fermées de la société. Mais ça ne fait pas de lui un mauvais élève. D’ailleurs, il existe des bons exemples de jeunes mauvais à l’école mais qui ont réussis par la suite : Bill Gates, Walt Disney, Albert Einstein, Mark Zuckerberg, Michel Drucker, Pablo Picasso, Jean Cocteau (qui a raté 3 fois son bac), Antoine Riboud (fondateur de Danone), l’écrivain Daniel Pennac, George Lucas, l’homme d’affaires François Pinault, Fabrice Luchini, Christian Estrosi (qui a abandonné le lycée pour devenir pilote de Grand Prix motocycliste, avant d’être ministre de l’Industrie de juin 2009 à novembre 2010), l’écrivain André Malraux. Et il y en a d’autres.

Les mots dans la vraie vie

En dehors de l’école, les mots sont tout aussi importants. A moins de vivre en solitaire, reclus loin de la civilisation, vous parlez sans cesse. Et vous pensez.
On dit que les autres sont méchants, qu’ils se moquent parfois de nous, nous insultent et ces mots, leurs mots, nous blessent. Si nous avons une mauvaise estime de soi, cela nous touchera plus que cela ne devrait. Pourquoi ? Qu’est-ce que les autres savent de nous ? Pourquoi se permettent-ils ça ? Et surtout, est-ce qu’ils disent sur moi est vrai ?

Non ! Rien de ce qu’on pourra dire sur vous, surtout si c’est négatif n’est vrai. Et il faut apprendre à ne pas donner d’importance à des mots de personnes que nous ne connaissons pas, et même si c’est le cas, qui ne nous connaissent pas vraiment.
C’est là où je vous invite à lire Les 4 accords Toltèques de Don Miguez Ruiz, dont je vous ai déjà parlé. Le premier accord est d’avoir : une parole impeccable.

Les 4 accords Toltèques

C’est l’accord le plus difficile à mettre en place car il demande d’avoir une parole impeccable, donc gentille et positive : envers les autres (on arrête de se moquer, de juger, de dénigrer) et surtout envers soi-même.
Vous imaginez, quand on vous a répété et répété que vous étiez nul(le), que vous ne fera jamais rien de bien dans la vie. Vous avez été conditionné(e) dès l’enfance, vous vous êtes persuadé(e) de la véracité de ces mots. Pourtant, ils sont faux.N’oubliez pas :

Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement. – Eleanor Roosevelt

Et vous-même, qui vous traitez de moins que rien, que vous ne méritez pas de vivre. C’est faux. Mais c’est le plus dur parce qu’il n’y a pas pire ennemi que soi. Nous sommes nos pires juges et critiques. Et il faut se battre, chaque jour, pour se convaincre du contraire et effacer toute la négativité qui a entouré et trompé notre réalité.
On l’entend très souvent dans les chansons, les mots peuvent être une arme, bien plus violente qu’une balle. Il ne dépend, comme toujours, que de nous de les esquiver, de se protéger d’un bouclier (telle Wonder Woman, ou Captain America). Ce n’est que nous qui pouvons donner leurs vraies valeurs aux mots qu’ont dit, que l’on se dit.

 

Les mots que l’on emploie ont une énorme importance. En tant qu’adulte, on pourrait ne pas avoir l’impression que dire à un jeune qu’il est nul, moyen ou je ne sais quoi, le marquera. Et pourtant si car certains sont plus sensibles, plus réceptifs. Il faut encourager, féliciter, motiver avec des mots et non pas blesser, même si pour vous ça paraît anodin et non méchant.
Chez les jeunes, c’est plus compliqué à faire comprendre. Mais si déjà nous, adultes, montrons l’exemple, cela fera inconsciemment son chemin dans les consciences et il y aura moins d’histoires de harcèlements. J’en suis persuadée.

Soyons positifs dans nos mots prononcés, envers les uns et les autres, envers nous-mêmes.
Ayons cette fameuse parole impeccable.

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