Ce que le travail m'a appris sur moi (via madisonroad.fr)
Développement

Ce que le monde du travail m’a appris sur moi

13 novembre 2017

Depuis quelques temps, je me pose la question de savoir quel sera le prochain chapitre de ma vie professionnelle. Comme je vous en ai déjà dit, j’ai envie d’avoir plusieurs vies. Et alors que lundi dernier je vous parlais des 5 choses apprises à bosser face au public, je me suis dit qu’il était sûrement temps de préparer l’après.

Je suis actuellement dans une zone de confort mais contrairement à la dernière, je m’y sens vraiment bien. J’ai envie de croire à des possibilités mais je sais aussi que cela n’arrivera pas et ça ne me dérange pas. Parce que je veux faire plusieurs choses, travailler dans plusieurs secteurs.

Alors que je me pose la question de l’après, je me suis imposée un petit exercice : voir ce que le monde du travail m’a appris sur moi.

Au fur et à mesure de certaines de mes lectures, vidéos Youtube, je me rends compte que le système nous façonne à un seul est unique schéma. Duquel il est fort difficile de sortir si on ne remplit pas certaines conditions.
Reconnaitre que l’on ne rentre pas dans les cases de la société n’est pas évident, c’est plus dur à faire comprendre à l’entourage et l’ancienne génération. Il n’existe plus un seul et unique modèle d’apprentissage et de carrière. C’est ce qui est intéressant et j’ai toujours dit que je préférais les gens au parcours atypique que ceux qui suivent un chemin tracé par la société.

Bref, le monde du travail est une première entrée en matière dans la vraie vie. Et elle a tellement à nous apprendre, justement sur la Vie mais aussi sur nous.
Comme de trouver nos défauts et qualités, essayons de trouver ce que le monde du travail nous a appris, et nous apprend encore, sur nous-mêmes.

Je ne suis pas faite pour être employée

C’est lors de mon dernier boulot dans la communication que j’ai eu cette « révélation ». Enfin c’est surtout ma responsable qui me l’a dit : « tu es faite pour être ton propre patron« .
A ce moment, je n’ai pas compris ce qu’elle voulait dire et j’ai continué le schéma que je pensais normal pour moi. Et depuis cette « révélation », on m’a souvent et régulièrement fait la même remarque. Je suis faite pour être responsable.

Aujourd’hui, je comprends un peu mieux ce qu’ils veulent dire et suis assez d’accord.
Être une simple employée ne va pas avec mon caractère. J’ai un problème avec l’autorité, n’aime pas qu’on me dise quoi faire, je prends toujours des initiatives, je suis pas du genre à attendre qu’on me dise de faire les choses.
Être une simple exécutante, qui attend qu’on la guide, ce n’est pas pour moi et ça ne risque pas de le devenir. Plus le temps passe, moins je supporte d’être en bas de l’échelle.

Je ne suis pas faite pour être patron

Contradictoire avec ce que j’ai dit plus haut n’est-ce pas ? Mais il faut que je précise.

Je ne suis pas faite pour être patron et avoir des employé(e)s. Diriger les autres n’est pas pour moi, non pas que ça ne m’intéresse pas, j’ai déjà eu l’occasion d’assister des responsables. Mais étant exigeante envers moi-même (#ManqueDeConfianceEnSoi) dans le boulot, j’attends des autres le même sérieux et investissements. Les gens qui gardent les mans dans les poches et attendent qu’on leur dise 3 fois de faire les choses pour qu’ils s’y mettent, ça m’horripile.
Ou alors, il faudrait que je travaille avec des gens comme moi, mais dans ce cas ça serait dommage pour eux. Car si ils sont comme moi, ils peuvent aussi être patron.

Je suis faite pour être mon propre patron. Pas celui des autres.

Je ne me laisse pas marcher sur les pieds

Parce que plus jeune j’avais tendance à m’écraser, à dire oui sans broncher et ne pas dire non quand je le voulais. Aujourd’hui ce n’est plus, tout à fait le cas.

Et puis je l’ai déjà dit tout au début, j’ai un problème avec l’autorité. Encore plus quand elle est mal placée.

Au premier abord, je suis quelqu’un de calme et réservé. Je ne me plains rarement, j’observe beaucoup et je ne dis rien. Mais vous connaissez le dicton : Il faut se méfier de l’eau qui dort.
J’ai un énorme seuil de tolérance à la bêtise et au foutage de gueule. Je laisse toujours une chance aux gens de se reprendre, c’est pour ça que je ne réponds pas. Mais quand cela continue, je sors de ma réserve, et il ne vaut mieux pas. Même si j’ai encore un petit point à régler quand je dois sortir de mon calme, quand j’ai décidé de parler, c’est pour dire les choses qui fâchent.

Quand on doit tenir tête à un(e) imbécile, quelqu’un qui nous gueule dessus, nous insulte, et que c’est ça presque toute la journée, ce n’est pas évident. Et tout le monde ne peut pas encaisser.
Il y a des jours où je peux craquer, sortir de ma réserve et élever la voix, ce qui étonnera toujours. Je suis un être humain et même si j’ai appris à adopter une attitude blasée, parfois il y en a marre.

Je sais me débrouiller

Vous me direz sûrement que tout le monde sait se débrouiller et pourtant… Bosser face au public vous apprend des choses sur les gens, comme je vous en ai déjà parlé, mais aussi sur soi.

Le nombre de gens qui se croient supérieurs, parce qu’ils ont Bac+5, qu’ils gagnent je ne sais combien et ne travaillent pas en caisse (eux) et qui derrière ne sont pas foutus de trouver les toilettes et redemandent plusieurs fois avant de comprendre. Ce n’est pas savoir se débrouiller pour moi.

Le monde du travail m’a poussée à apprendre à me débrouiller, pour des choses simples comme la recherche d’une information qui est devant mes yeux. Ou bien je ferais l’effort de chercher par moi-même avant de demander si vraiment je ne trouve pas.
Savoir se débrouiller, ça peut paraitre évident et naturel mais en vrai, ce n’est pas donné à tout le monde. Il faut voir comment sont les gens pour se rendre qu’on est meilleur que ceux qui, justement, se disent meilleurs.

 

Cet exercice n’est pas facile à faire, vraiment. Comme je l’ai dit, ça revient à faire la liste de ses qualités et défauts. Prendre du recul et s’analyser. Vraiment pas évident mais ce sont les choses que le monde du travail m’a vraiment appris sur moi ces dernières années. J’aurais pu mettre d’autres points mais je ne pense pas que ce soit le boulot qui m’ait appris certaines choses sur moi.
Bien sûr, il est encore tôt et j’aurais d’autres choses à apprendre sur moi. Mais voilà déjà l’essentiel après 10 ans dans le monde du travail.

Vous pouvez partagerShare on FacebookPin on PinterestTweet about this on TwitterEmail this to someone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*